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A propos de la petite main

 

Je suis née à Toulouse en 1989. Après des études de philosophie à Montpellier j’ai commencé à peindre, avec tout le sérieux qu’un tel jeu implique. Je n’ai pas fait d’école d’art j’ai appris avec une peintre, Danièle Sanchez, qui m’a donné le meilleur de son apprentissage. Je vis et travaille actuellement dans l’Aveyron, à Sauveterre de Rouergue. Je fais partie du Pôle des Métiers d’Art du Pays Ségali (www.artetsavoirfaire.com)

Les différentes séries présentées ici retracent un processus de recherche. Recherche d’une abstraction gestuelle où les lignes, les couleurs et les matières expriment la puissance déchainée de la main, créant des zones de chaos où l’œil peut se perdre. Recherche d’une nouvelle manière de composer, de circonscrire le chaos pour lui donner encore plus de puissance et l’empêcher de s’étendre à tout le tableau afin que l’œil s’y retrouve. Recherche d’une nouvelle manière de présenter le réel dans la peinture. Le monde moderne est un chaos qui n’a plus de lien avec l’art classique autre que celui de l’histoire. Nos villes sont des agrégats qui n’ont plus de liens avec les belles perspectives de la Renaissance. Les littoraux sont dévastés par des constructions qui n’ont plus de liens avec la création architecturale. Les campagnes luttent contre leur désertification pendant que les citadins vivent en foules dans des villes où les ressourcent naturelles se raréfient. Le fonctionnement de notre société mondialisée est devenu impossible à comprendre par la pensée et à saisir par la représentation plastique.  L’art doit alors sans cesse réinventer ses méthodes pour correspondre à son époque, pour participer à notre vie quotidienne et continuer à remplir la fonction qu’il a toujours occupé dans la société : « être la plus grande joie que les êtres humains se donnent à eux-mêmes » (Henri Lefebvre, Contribution à l’esthétique ).

 

Très marquée par l'abstraction, et plus particulièrement par l'abstraction gestuelle, ma peinture s'oriente depuis 2023 vers un travail de la figure et du graffiti. Je suis née et j'ai vécu en ville la plus grande partie de ma vie, alors comme tous les citadins, mon premier contact, immédiat et naturel à l'art s'est fait par le street art, bien plus que par les livres et les musées. Je ne suis pas street artiste, mais ce qui m'intèresse c'est la méthode: dans le chaos des villes un graff surgi d'un mur... malgré le "bruit" visuel qui l'entoure, on le voit, il gagne en quelque sorte sur le bordel dont il émerge. Cette méthode oriente mon travail, et renoue avec une série plus ancienne de 2017, intitulée "Murales", où cette question m'occupait déjà. Le travail récent que je mène d'autre part sur la figure est lié au même problème: comment parler du monde dans lequel je vis en restant dans de la peinture abstraite? 

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